Héliopolis, un jardin expérimental

Lors de la création du Domaine en 1932, la végétation recouvrant toutes les parcelles était celle d’un maquis méditerranéen balayé par les vents : peu d’arbres de haute futaie et des arbustes de plus en plus bas en se rapprochant des bords de mer. Une certaine pauvreté variétale surtout composée de pins d’Alep, de pins pignons, de chênes verts, d’arbousiers, de bruyères arborescentes, de cistes, d’oliviers sauvages, de filaires, de pistachiers lentisques, de romarins. L’installation des premiers levantins et la prolifération rapide des maisons ont d’abord eu pour conséquence un défrichement important. Puis, les jardins se sont organisés, les espaces communs ont été replantés avec des variétés plus exotiques, palmiers, eucalyptus, acacias divers. Certains propriétaires passionnées de flore ont importé des plantes rares et le micro climat doux et relativement humide grâce aux rosées nocturnes, a permis leur adaptation et leur prolifération. L’absence d’assainissement collectif a également participé au maintien d’une certaine hydratation des sols en période estivale. Le Domaine d’Héliopolis est aujourd’hui un merveilleux jardin exotique et luxuriant, offrant une grande richesse variétale de cactées, succulentes, arbustes et arbres remarquables. Les jardins de certains propriétaires servent de pépinières et les boutures voyagent de corniche en corniche, agrémentant les espaces communs. Les fleurs sont présentes tous les mois de l’année comme le montre ce beau patchwork composé de plus de 150 variétés, photographiées au fil des saisons.

Variété des formes, des couleurs, des textures, des essences.
La flore littorale est riche, variée : ici, narcisses au printemps.